Ces caméras ne flashent pas

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Ces appareils servent simplement à compter les véhicules.

Depuis quelques semaines la Sofico a multiplié les dispositifs de surveillance mobiles sur nos ponts auto routiers. Ces caméras opèrent un comptage des véhicules qui utilisent le réseau. À ne pas confondre donc avec des radars censés contrôler et sanctionner les automobilistes trop zélés. Ce dispositif mobile est opérationnel depuis les premiers jours de février. Il a entamé son périple sur lA8 qui relie Hal à la frontière française. Et il progresse d’ouest en est. Actuellement il intervient du côté de lA54. Une trentaine de caméras se déplacent ainsi au gré de la Carolorégienne Elles affinent le comptage des véhicules qui empruntent l’autoroute. Ce dernier intervient rappelons-le dans le « shadow toll » c’est-à-dire le mécanisme de la rémunération que la Région wallonne verse à la Sofico au prorata des véhicules hormis les camions soumis eux à la redevance au km qui circulent sur le réseau.

Mais ces caméras collectent aussi toute une série de données qui seront exploitées à di vers niveaux. Elles préfigurent le développement des futures autoroutes intelligentes dont la pierre angulaire sera le futur centre PEREX 4.0 qui assure la gestion et la surveillance du trafic sur les autoroutes et les principales routes wallonnes. Il sera inauguré d’ici un mois et progressivement on passera ainsi à l’ère du numérique grâce à cette surveillance globale du trafic on mesurera par exemple le temps mis pour parcourir tel ou tel tronçon embouteillé en travaux. L’automobiliste via son smartphone ou son écran GPS sera informé en temps réel des conditions de circulation et pourra ainsi adapter son itinéraire. Des caméras fixes celles-là seront également postées aux accès et sorties des aires d’autoroutes. Une expérience pilote est actuellement en cours. À terme il sera possible d’identifier le gabarit du véhicule et de renseigner les transporteurs routiers sur les places de parking disponibles sur les aires d’autoroute précise Héloïse Winandy la porte parole de la Sofico. On l’aura aisément compris cette surveillance sera également de nature à rassurer les usagers des lieux. En cas d’accident les images enregistrées par ce dispositif de surveillance pourront par exemple être exploitées par les forces de police.

Ce dispositif itinérant qui scanne actuellement le trafic autoroutier sous tous ses angles compte une trentaine de caméras mobiles. À l’avenir il sera implémenté par une centaine de structures fixes. Elles seront installées d’ici deux ans le long des autoroutes et d’ici quatre ans elles équiperont les aires de parking.

Ce ne sont pas des radars.

Ces caméras n’ont pas pour vocation d’enregistrer des infractions de vitesse comme la rumeur s’est répandue sur les réseaux sociaux. Ni donc de verbaliser l’automobiliste à tour de bras Inutile donc d’aller saccager le matériel. Plusieurs actes de vandalisme ont en effet déjà été perpétrés contre ces caméras.

Source : La Nouvelle Gazette (éd. Charleroi)